Lorsqu’un entrepreneur envisage de créer une société en Andorre, il s’intéresse généralement en priorité à l’impôt sur les sociétés, à la résidence fiscale Andorre ou aux avantages fiscaux proposés par la Principauté.
Pourtant, un autre impôt joue un rôle central dans la gestion quotidienne des entreprises : l’IGI, ou Impôt Général Indirect.
L’IGI constitue l’équivalent andorran de la TVA française ou de l’IVA espagnole. Cet impôt s’applique à la majorité des biens et services commercialisés en Andorre et représente l’un des piliers du système fiscal local.
L’une des particularités qui attire immédiatement l’attention des entrepreneurs étrangers est son taux particulièrement faible. Avec un taux général fixé à 4,5 %, l’IGI figure parmi les taxes sur la consommation les plus basses d’Europe.
Cette fiscalité indirecte compétitive contribue fortement à l’attractivité économique de la Principauté et participe à la compétitivité des entreprises installées à Andorra la Vella, Escaldes-Engordany ou dans les autres paroisses du pays.
Avant de lancer une activité en Andorre, il est donc indispensable de comprendre le fonctionnement de l’IGI, ses différents taux et les obligations qui en découlent.
Qu’est-ce que l’IGI en Andorre ?
L’IGI, pour Impôt Général Indirect, est entré en vigueur afin de moderniser la fiscalité indirecte andorrane et de rapprocher son fonctionnement des standards européens. Il remplit aujourd’hui le même rôle que la TVA dans la plupart des pays européens.
Le principe est simple.
Les entreprises collectent l’IGI auprès de leurs clients lorsqu’elles vendent un produit ou réalisent une prestation de services. Elles peuvent ensuite déduire l’IGI payé sur leurs propres achats professionnels.
La différence entre l’IGI collecté et l’IGI déductible est reversée à l’administration fiscale andorrane.
Ce mécanisme est très proche de celui de la TVA française, ce qui facilite généralement l’adaptation des entrepreneurs déjà familiers avec les systèmes fiscaux européens.
Pourquoi l’IGI est-elle souvent considérée comme un avantage fiscal ?
L’Andorre se distingue principalement par le niveau particulièrement faible de son taux général.
Alors que la TVA atteint 20 % en France et 21 % en Espagne, l’IGI andorrane est fixée à seulement 4,5 % pour la majorité des biens et services.
Cette différence améliore la compétitivité des entreprises locales et réduit les besoins de trésorerie liés aux déclarations fiscales.
Pour les sociétés qui travaillent avec une clientèle internationale ou qui réalisent des investissements réguliers, cet environnement fiscal constitue un avantage non négligeable.
Cette situation explique en partie pourquoi de nombreux entrepreneurs choisissent aujourd’hui d’ouvrir une entreprise en Andorre.
Les différents taux d’IGI en Andorre
Contrairement à certaines idées reçues, l’Andorre n’applique pas uniquement un taux unique.
Le système prévoit plusieurs taux adaptés à la nature des biens ou services concernés.
Le taux général de 4,5 % s’applique à la majorité des opérations économiques.
Le taux réduit de 1 % concerne notamment certains produits alimentaires, l’eau, les livres, les journaux et diverses publications.
Le taux super-réduit de 0 % vise certains services liés à la santé, à l’éducation, aux activités sociales ou encore à la location de résidence principale.
Le taux spécial de 2,5 % concerne notamment certaines activités culturelles, touristiques et certains services de transport.
Enfin, un taux majoré de 9,5 % s’applique à certains services bancaires et financiers.
Cette diversité permet d’adapter la fiscalité indirecte aux spécificités de différents secteurs économiques.
Qui doit facturer l’IGI ?
Toute entreprise établie en Andorre qui réalise des opérations imposables est généralement concernée par l’IGI.
Cela inclut notamment les sociétés commerciales, les prestataires de services, les consultants, les agences digitales, les commerces, les sociétés de conseil ou encore les entreprises exerçant une activité internationale depuis la Principauté.
Lorsqu’une entreprise facture un client, elle doit appliquer le taux d’IGI correspondant à la nature de l’opération réalisée.
L’impôt collecté est ensuite déclaré auprès de l’administration fiscale selon les modalités applicables.
Cette obligation concerne aussi bien les entreprises détenues par des résidents andorrans que celles créées par des investisseurs étrangers.
L’IGI et les entreprises internationales
De nombreuses sociétés installées en Andorre travaillent avec des clients situés en France, en Espagne ou dans le reste de l’Europe.
Dans ces situations, le traitement de l’IGI dépend de plusieurs paramètres : localisation du client, nature de la prestation, statut du client et règles internationales applicables.
Les opérations transfrontalières nécessitent souvent une analyse spécifique afin de déterminer le régime fiscal approprié.
Cette question est particulièrement importante pour les sociétés de conseil, les activités numériques et les entreprises de services travaillant à l’international.
Une mauvaise application des règles peut entraîner des erreurs de facturation ou de déclaration.
Quels sont les avantages de l’IGI pour les entreprises ?
L’avantage principal réside naturellement dans son faible taux d’imposition.
Avec seulement 4,5 % de taux général, les entreprises disposent d’un environnement fiscal indirect beaucoup plus favorable que dans la plupart des pays voisins.
Cette situation améliore souvent la trésorerie et réduit le poids global de la fiscalité sur les opérations courantes.
L’IGI conserve également un fonctionnement relativement simple, inspiré des mécanismes européens déjà connus de nombreux entrepreneurs.
Cette simplicité facilite la gestion comptable et les obligations déclaratives.
TVA en Andorre : un élément clé de la compétitivité andorrane
L’IGI constitue aujourd’hui un élément central du modèle économique andorran.
Avec un taux général de 4,5 %, largement inférieur à celui pratiqué en France ou en Espagne, elle contribue directement à la compétitivité des entreprises installées dans la Principauté.
Toutefois, son faible taux ne dispense pas les entreprises de respecter leurs obligations comptables et déclaratives.
La maîtrise de ces règles est indispensable pour sécuriser une activité professionnelle en Andorre et éviter les erreurs fiscales.
Dans la seconde partie de cet article, nous verrons quelles sont les obligations déclaratives liées à l’IGI, comment fonctionnent les déductions, quels sont les délais de déclaration et quelles erreurs les entrepreneurs doivent absolument éviter.

Obligations déclaratives, récupération de l’IGI et erreurs à éviter
Après avoir compris le fonctionnement général de l’IGI et les différents taux applicables en Andorre, il est essentiel d’aborder la dimension pratique de cet impôt. En effet, même si l’IGI est plus faible que la TVA française ou espagnole, les entreprises andorranes doivent respecter plusieurs obligations administratives et comptables.
Pour un entrepreneur qui crée une société en Andorre, la bonne gestion de l’IGI constitue rapidement un élément central de la conformité fiscale de l’entreprise. Une erreur de facturation ou une déclaration incorrecte peut entraîner des difficultés administratives évitables.
Une bonne compréhension des règles permet non seulement d’éviter les sanctions mais également d’optimiser la gestion de la trésorerie de l’entreprise.
Comment fonctionne la récupération de l’IGI ?
Le principe de déduction est très proche de celui de la TVA européenne.
Lorsqu’une entreprise achète des biens ou des services nécessaires à son activité professionnelle, elle paie de l’IGI à ses fournisseurs.
Parallèlement, lorsqu’elle facture ses propres clients, elle collecte de l’IGI sur ses ventes.
L’entreprise reverse ensuite à l’administration fiscale uniquement la différence entre l’IGI collecté et l’IGI payé sur ses dépenses professionnelles.
Ce mécanisme évite la double imposition et garantit que la charge fiscale finale repose sur le consommateur final.
Pour bénéficier de cette déduction, les dépenses doivent naturellement être liées à l’activité économique de l’entreprise et correctement justifiées.
Les obligations comptables liées à l’IGI
Toute entreprise assujettie à l’IGI doit tenir une comptabilité suffisamment précise pour permettre l’identification des opérations imposables.
Les factures émises et reçues doivent être conservées conformément aux obligations légales.
La comptabilité doit permettre de distinguer clairement les opérations soumises à différents taux d’IGI lorsque plusieurs catégories de biens ou services sont concernées.
Cette rigueur administrative facilite les déclarations périodiques et sécurise la situation fiscale de l’entreprise en cas de contrôle.
Une organisation comptable efficace constitue donc un élément essentiel de la gestion quotidienne.
Les déclarations d’IGI
Les entreprises andorranes soumises à l’IGI doivent effectuer des déclarations fiscales périodiques auprès de l’administration compétente.
Ces déclarations permettent de calculer l’impôt dû ou, dans certaines situations, le montant éventuellement récupérable.
La fréquence des déclarations dépend notamment de la situation de l’entreprise et des règles applicables à son activité.
Le respect des échéances est particulièrement important afin d’éviter les pénalités administratives.
De nombreux entrepreneurs choisissent de confier cette mission à une gestoria Andorre ou à un cabinet comptable spécialisé afin de sécuriser leurs obligations fiscales.
L’IGI et les prestations de services internationales
Cette question concerne particulièrement les entrepreneurs du numérique, les consultants, les agences marketing et les sociétés de services.
Lorsqu’une entreprise andorrane travaille avec des clients situés en France, en Espagne ou dans d’autres pays européens, le traitement fiscal peut devenir plus complexe.
La localisation du client, son statut professionnel et la nature de la prestation influencent directement les règles applicables.
Certaines opérations peuvent être soumises à l’IGI tandis que d’autres relèvent de mécanismes spécifiques applicables aux prestations internationales.
Une analyse au cas par cas est souvent nécessaire afin de déterminer la facturation correcte.
Cette problématique concerne une part importante des entreprises créées aujourd’hui en Principauté.
Les importations et exportations
L’Andorre entretient des relations économiques étroites avec la France et l’Espagne.
De nombreuses entreprises importent régulièrement des marchandises ou vendent leurs produits à l’étranger.
Ces opérations impliquent des règles particulières en matière de fiscalité indirecte.
Les formalités douanières et fiscales doivent être correctement anticipées afin d’éviter les retards ou les coûts imprévus.
Pour les entreprises de commerce international, la maîtrise de ces mécanismes constitue un enjeu important de compétitivité.
Un accompagnement spécialisé permet souvent de simplifier considérablement ces démarches.

Cas pratique : consultant digital en Andorre
Prenons l’exemple d’un consultant en marketing digital installé à Andorra la Vella.
Il facture des prestations à des entreprises situées en France, en Espagne et dans différents pays européens.
Son activité repose principalement sur des services intellectuels et des prestations à distance.
Dans cette configuration, le traitement de l’IGI dépend notamment du statut des clients concernés et des règles applicables aux prestations internationales.
Une bonne structuration administrative permet de sécuriser l’ensemble de la facturation.
Cette situation est aujourd’hui extrêmement fréquente parmi les nouveaux entrepreneurs installés en Andorre.
Cas pratique : société de commerce
Imaginons maintenant une entreprise qui importe des produits depuis l’Union européenne afin de les commercialiser sur le marché andorran.
Cette société doit gérer simultanément les aspects douaniers, la comptabilité de l’IGI et les obligations déclaratives associées.
La maîtrise de ces mécanismes influence directement la rentabilité de l’activité.
Une mauvaise gestion administrative peut rapidement générer des coûts supplémentaires ou des difficultés de trésorerie.
C’est pourquoi les entreprises de commerce accordent généralement une attention particulière à ces questions dès leur création.
Les erreurs les plus fréquentes concernant l’IGI
L’une des erreurs les plus courantes consiste à considérer l’IGI comme une simple copie de la TVA française.
Bien que les principes soient proches, certaines règles spécifiques au système andorran doivent être prises en compte.
Une autre erreur fréquente concerne les prestations de services internationales. De nombreux entrepreneurs appliquent un traitement fiscal inadapté faute d’avoir correctement analysé la localisation du client.
Certaines entreprises négligent également la conservation des justificatifs nécessaires à la déduction de l’IGI.
Enfin, les retards dans les déclarations figurent parmi les problèmes administratifs les plus fréquemment rencontrés.
Une gestion rigoureuse permet d’éviter l’immense majorité de ces difficultés.
Pourquoi faire appel à Andorra Gestoria ?
L’IGI constitue un élément fondamental de la fiscalité quotidienne des entreprises andorranes.
Même si son fonctionnement est relativement simple, certaines situations impliquant des opérations internationales ou des activités spécifiques nécessitent une expertise particulière.
Andorra Gestoria accompagne les entrepreneurs dans la gestion de leurs obligations fiscales et administratives.
L’équipe intervient notamment lors de la création société Andorre, de l’organisation comptable, des déclarations fiscales et de l’analyse des opérations internationales.
Grâce à sa connaissance approfondie du système fiscal andorran, Andorra Gestoria permet aux entreprises de sécuriser leur conformité tout en optimisant leur gestion administrative.
Cet accompagnement représente un véritable gain de temps pour les dirigeants.
Conseils d’expert Andorra Gestoria
Mettez en place une organisation comptable rigoureuse dès la création de votre entreprise.
Conservez systématiquement toutes les factures liées à votre activité professionnelle.
Vérifiez le traitement fiscal applicable avant de facturer un client situé à l’étranger.
Respectez les échéances déclaratives afin d’éviter les pénalités administratives.
N’attendez pas un contrôle fiscal pour vérifier la conformité de votre gestion de l’IGI.
Enfin, faites-vous accompagner lorsque votre activité implique des opérations internationales.
TVA en Andorre (IGI) : un avantage compétitif qui nécessite une gestion rigoureuse
Avec son taux général de seulement 4,5 %, l’IGI constitue l’un des principaux atouts du système fiscal andorran. Cette fiscalité indirecte particulièrement compétitive participe largement à l’attractivité de la Principauté pour les entrepreneurs et les investisseurs.
Toutefois, ce faible niveau d’imposition ne dispense pas les entreprises de respecter leurs obligations comptables et déclaratives.
La récupération de l’IGI, la gestion des prestations internationales et le respect des échéances fiscales nécessitent une organisation rigoureuse.
Grâce à une bonne compréhension des règles applicables et à un accompagnement adapté, les entreprises peuvent pleinement profiter des avantages offerts par l’environnement fiscal andorran.
Vous souhaitez créer une société en Andorre ou sécuriser vos obligations liées à l’IGI ? Contactez Andorra Gestoria pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé.

FAQ – TVA en Andorre (IGI)
Quel est le taux normal de l’IGI en Andorre ?
Le taux général de l’IGI est de 4,5 %, ce qui en fait l’un des plus faibles d’Europe.
L’IGI fonctionne-t-elle comme la TVA française ?
Oui, le principe général est similaire : l’entreprise collecte l’impôt sur ses ventes et déduit celui payé sur ses achats professionnels.
Une entreprise andorrane peut-elle récupérer l’IGI ?
Oui, sous certaines conditions liées à l’activité professionnelle et à la justification des dépenses concernées.
Les prestations de services internationales sont-elles soumises à l’IGI ?
Cela dépend de plusieurs critères, notamment de la localisation du client et de la nature de la prestation réalisée.
Une société étrangère peut-elle être concernée par l’IGI ?
Certaines opérations impliquant l’Andorre peuvent effectivement avoir des conséquences en matière d’IGI.
Les déclarations d’IGI sont-elles obligatoires ?
Oui, les entreprises concernées doivent respecter les obligations déclaratives prévues par la réglementation andorrane.
Pourquoi faire appel à Andorra Gestoria ?
Andorra Gestoria accompagne les entreprises dans la création de société, la comptabilité, les déclarations fiscales et la gestion de l’IGI en Andorre.


